En 1985, la figure humaine entre avec force dans mon travail
pictural et engendre la série : "Terres d'hommes". Le monde, les autres, les événements m'envahissent
avec force. Parfois, c'est une agression démesurée,
d'autres fois, nait un trouble qui n'aurait, ni milieu, ni bord,
mais parfois se glisse le plaisir, sans qu'il marque son arrivée,
ni qu'il signale son échappée. De toutes ces invasions,
il ne reste que des traces, souvent confuses qui forment la matière
de ma peinture.
En 1995, nait le besoin de me confronter à la terre-matière.
Cette recherche s'ouvre sur "Terres de travail". Les parcelles et territoires qui constituent
ces paysages ne sont modelés que pour répondre à
des exigences de production sans aucune réflexion esthétique
préalable. J'aime bien cette idée d'une création
non-conceptualisée du paysage : naissance aléatoire,
issue de la fusion d'un regard et de choix agricoles sans perspectives
esthétiques.
Entre 2000 et 2005, je me suis consacrée à un vaste
projet : "Carrés de jardins".
Le thème du jardin sinscrivait
naturellement dans mes recherches liant la nature et lhumain
Depuis toujours je peins, je jardine, je regarde de la peinture
et des jardins. Lun comme lautre, jardin et peinture
mont conduit à la contemplation et au travail, seuls
diffèrent les outils. Le projet comprend 55 toiles pour une
surface totale de 65m2.
Depuis l'année 2005, j'ai choisi d'explorer un nouveau territoire pictural que j'ai nommé "Les écorces du temps". J'ai décidé
de raréfier ma palette colorée visible et d'insérer
mon queqstionnement dans les rides et blessures de la peau des arbres.
Le travail est en cours.
Dans ce site, je ne présente que les deux dernières séries, "Carrés de jardins" et "Ecorces du temps". |